57 – JY à 20 ans, le fameux soir – n° 7 du Label JY pour le Bicentenaire de la Photographie

57 – JY à 20 ans, le fameux soir – n° 7 du Label JY pour le Bicentenaire de la Photographie

Le soir où tout a basculé,

Pour le meilleur…

….

Nous sommes le 27 juillet 1977,

Je viens de finir ma 1ère année à SUP DE CO,

Je suis en stage de vente dans une entreprise de décoration intérieure.

Tous les soirs, ou presque,

Je suis de sortie,

Surtout avec des amies,

Comme avec Véronique, ce soir-là

Et sa meilleure amie Françoise.

Nous voilà tous les trois dans le fameux bar de l’Aber Wrach,

L’Escale.

Nous devons ensuite aller ensemble à mon 1er (et dernier…) Fest Noz.

Nous attendons Hervé, le cousin de Françoise qui travaille au Restaurant de la Baie des Anges. Je ne l’ai jamais vu.

En prenant cette photo, il y a 49 ans ! (Au secours !)

Nous n’imaginions pas du tout

Ni la suite de cette soirée

Ni que ce sera LA rencontre qui me mènera doucement sur ma route,

Ni que cette photo aujourd’hui illustrerait et représenterait le début de Ma vie.

Hervé arrive.

L’œil pétillant, le sourire espiègle, tout heureux de nous retrouver pour cette soirée. Pour le reste de la description, jean moulant, débardeur blanc pour montrer ses muscles…

Après quelques bières, des échanges, des fous rires, nous voilà partis au Fest Noz.

 Il se passe plein de choses dans la tête de JY.

J’ai 20 ans et je n’ai jamais eu de relations avec qui que ce soit. C’est ainsi et nullement un problème pour moi, mais je commence à sentir que mon corps réagit plus vite que ma tête ou mon cœur.

Les filles rencontrent très vite deux jeunes anglais très sympas qui sont venus en bateau à l’Aber Wrach.

Je ne sais plus trop où je suis car le Glenfiddich lui, savait où j’étais, et il m’a bien trouvé. Il m’aide à parler de tout avec Hervé. J’ai dû en dire des C…

Le lendemain matin, je me réveille dans le bateau des anglais, tout le monde est autour de moi, bien souriant …

« Tu vas bien ? »

Je ne me souviens de rien, et surement pas de comment je suis arrivé jusque-là.

Hervé a manifestement pris grand soin de moi.

Un coup d’œil à ma montre, il me reste juste le temps de filer à Brest pour arriver à temps au travail, 45 mn environ.

Les filles préférant rester sur place (et je les comprends),

« Je dois aller à Brest aujourd’hui de toutes façons, je t’y emmène » me dit Hervé.

Une toilette rapide dans la minuscule espace de toilettes, un peu de dentifrice pour essayer de réparer l’haleine et nous voilà partis.

« Je n’ai dit trop de bêtises hier soir ? »

« Je n’appelle pas çà des bêtises, ne t’en fais pas ! »

…

Pendant le mois d’aout, je n’irai pas toutes mes soirées ou mes week-ends (mais presque !) à l’Aber-wrach pour le voir, avoir de nombreuses et longues discussions sur la vie avec lui sur les dunes Ste Marguerite (eh oui, elle était aussi de la partie ! sacrée Marguerite).

Je sais, je sens que j’aime vraiment les garçons, mais je ne suis pas prêt, sacrée éducation ! Hervé est patient.

En septembre, nous voilà partis tous les deux camper plusieurs jours à Ouessant.

Quand je vois ces photos, je me dis que j’étais vraiment heureux, non ?

En effet, je l’étais…

Mais là, toujours à Ouessant, c’était un peu tempête sous un crane, car il y en avait des choses dans ce crane à se disputer…

Fin septembre, Hervé repart à Paris pour reprendre sa vie parisienne et son poste de chef de rang au Georges V.

Fin octobre, il revient pour quelques jours à Brest. L’occasion pour moi de faire un montage diapo, en fondu enchainé, comme toujours, de toutes les photos que j’ai faites avec lui mais aussi avec les copines et les copains les week-ends de rires et de fêtes.

Tout le monde part, je range tout mon matériel de projection.

« Tu veux un verre ? »

En fait, je le sais, je suis prêt, je veux plus qu’un verre…

…

Au petit matin, en rentrant pour rendre la voiture à ma mère qui doit aller au magasin, je croise mon père dans le jardin. Encore aujourd’hui, je le vois toujours :

« A ton sourire, j’imagine que tu as passé une bien bonne nuit ! »

« Oui, Papa, tu as raison, c’était très chouette »

Je dois être aussi rouge écrevisse, car j’ai l’impression que c’est écrit sur mon front !

Bon, finalement, non,

En tous cas, pas tout… LOL

…

La morale de l’histoire,

Ne refusez jamais une invitation à un Fest-Noz,

Et prenez une photo pour fixer ce moment,

On ne sait jamais…

….

Vous voulez connaître la suite ?

— Tout est ici …—

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